Le Kati-Kati fait partie de ces plats qui incarnent à eux seuls toute une région du Cameroun. Cette recette Kati-Kati, aussi orthographiée kati kati, réunit un ingrédient roi, le poulet, et une signature incontournable, l'huile de palme rouge. Le principe est simple : on grille d'abord le poulet à la flamme vive pour lui donner un parfum fumé, puis on le laisse mijoter dans l'huile de palme jusqu'à ce qu'il devienne fondant et légèrement croustillant.
Si vous rêvez de retrouver le goût authentique de ce mets à la maison, vous êtes au bon endroit. Nous vous détaillons ici la vraie recette du Kati-Kati pour 5 personnes, avec les quantités exactes, les étapes de préparation et nos astuces pour un poulet parfaitement moelleux. Comptez environ 55 minutes du début à la fin, dont 15 minutes de préparation et 40 minutes de cuisson. Rien de compliqué : juste un bon poulet, de l'huile de palme rouge de qualité et un peu d'attention.
Pour la diaspora camerounaise installée en France, préparer un Kati-Kati, c'est renouer avec les repas de fête du grassfields, l'odeur du poulet grillé au feu de bois et la couleur profonde de l'huile de palme. Ce guide s'adresse autant à ceux qui veulent reproduire fidèlement la recette de leur famille qu'aux gourmands qui découvrent la cuisine du Cameroun et cherchent un plat convivial, généreux et facile à réussir.

L'huile de palme rouge, l'âme du Kati-Kati camerounais
Qu'est-ce que le Kati-Kati, ce plat emblématique du Nord-Ouest Cameroun ?
Le Kati-Kati est un plat traditionnel camerounais originaire de la région du Nord-Ouest du Cameroun, la région anglophone du grassfields dont Bamenda est la grande ville. C'est là, dans les hauts plateaux de l'Ouest, qu'il est né et qu'il reste servi lors des grandes occasions : mariages, deuils, réunions de famille et fêtes de village.
Ce qui distingue ce mets, c'est sa méthode de cuisson en deux temps. On grille d'abord le poulet directement sur la flamme, sans matière grasse, pour saisir la peau et développer une saveur fumée caractéristique. On le fait ensuite mijoter dans l'huile de palme rouge, qui apporte le gras, la couleur orangée et une rondeur incomparable en bouche. Le résultat : une viande à la fois fondante à l'intérieur et légèrement croustillante à l'extérieur.
Traditionnellement, on préparait le Kati-Kati avec une poule de village, à la chair ferme et goûteuse, sacrifiée pour l'occasion. C'est un plat de partage, souvent cuisiné en grande quantité et servi dans un grand plat commun. Si vous aimez les plats camerounais qui rassemblent, découvrez aussi notre recette Ekwang traditionnelle, une autre spécialité conviviale du pays.
Sur le plan des saveurs, le Kati-Kati mise sur la simplicité et la qualité des produits. Peu d'ingrédients, mais chacun compte : un bon poulet, une huile de palme rouge non raffinée, un piment franc et un assaisonnement maîtrisé. C'est cette économie de moyens, au service du goût, qui fait toute l'élégance du plat.
Le Kati-Kati se déguste presque toujours accompagné de njama njama, une préparation de feuilles vertes que nous détaillons plus bas, et de fufu. Ce trio poulet grillé, verdure et féculent forme un repas complet, équilibré et profondément ancré dans la culture culinaire du Nord-Ouest Cameroun.
Les ingrédients du Kati-Kati pour 5 personnes
La réussite de cette recette camerounaise de poulet grillé tient à la qualité de ses composants. Voici la liste exacte pour régaler 5 convives.
- 1 kg de poulet avec os, coupé en morceaux
- 1 tasse (environ 240 ml) d'huile de palme rouge
- 1 cuillère à café de sel (à ajuster selon votre goût)
- 2 cuillères à café de bouillon en poudre
- 1 piment Scotch bonnet (ou son équivalent africain)
- 1 tasse d'eau (environ, à ajouter jusqu'à ce que le poulet soit tendre)
Le poulet et l'huile de palme, le duo star
Le poulet est le coeur de ce plat. Choisissez de préférence un poulet fermier à la chair ferme, plus proche de la poule de village utilisée au Cameroun. Coupé en morceaux avec les os, il gardera tout son jus et sa saveur pendant la double cuisson. Comptez un beau kilo pour cinq personnes, cuisses et blancs mélangés.
L'huile de palme rouge, elle, est irremplaçable : c'est elle qui donne au Kati-Kati sa couleur orangée et son fondant. En France, il n'est pas toujours simple d'en trouver de qualité et non raffinée. Notre huile de palme rouge conserve la teinte profonde et le goût authentique indispensables à la recette. Évitez les huiles décolorées ou désodorisées, qui feraient perdre au plat son identité.
Pour l'assaisonnement, un simple bouillon en poudre suffit à relever la viande. Notre Mix bouillon apporte cette touche umami typique des cuisines d'Afrique centrale. Vous pouvez aussi renforcer le goût du poulet avec un Mix Secret poulet, mélange d'épices pensé pour les volailles grillées.
Le piment et la touche finale
Le piment donne au Kati-Kati son caractère. La recette d'origine utilise un Scotch bonnet, un piment antillais très parfumé. Pour rester dans l'esprit camerounais, remplacez-le par un petit piment africain frais, à la fois fruité et puissant. Si vous préférez doser plus finement la force, le piment oiseau séché s'ajoute en fin de cuisson et se retire facilement.
Un dernier mot sur le sel : allez-y avec parcimonie au départ. Le bouillon en poudre étant déjà salé, mieux vaut rectifier l'assaisonnement en fin de cuisson, une fois l'eau évaporée et les saveurs concentrées.
Recette Kati-Kati étape par étape
Voici les étapes de la recette Kati-Kati, dans l'ordre. Suivez-les sans précipitation : c'est la double cuisson, à la flamme puis à l'huile de palme, qui fait toute la différence.
1. Griller le poulet à la flamme
Commencez par griller les morceaux de poulet directement sur une flamme vive, au barbecue, sur une grille au-dessus du gaz ou sous le grill du four. L'objectif n'est pas de cuire la viande à coeur, mais de la saisir : la peau doit dorer et prendre ce parfum fumé si caractéristique. Cette cuisson partielle est le secret d'un vrai Kati-Kati.
Retournez les morceaux régulièrement pour qu'ils colorent de façon homogène, sans brûler. Une dizaine de minutes suffisent : le poulet finira de cuire dans l'huile de palme à l'étape suivante.
2. Faire mijoter dans l'huile de palme
Transférez les morceaux de poulet grillé dans une marmite. Ajoutez l'huile de palme rouge, la tasse d'eau, le sel, le piment Scotch bonnet entier et le bouillon en poudre. Mélangez délicatement pour bien enrober la viande de matière grasse et d'assaisonnement.
Portez à feu moyen et laissez cuire à couvert. L'eau va d'abord permettre au poulet de s'attendrir, tandis que l'huile de palme s'imprègne de la chair et libère sa couleur. Ajoutez un peu d'eau si nécessaire, jusqu'à ce que la viande soit bien tendre.
3. Réduire jusqu'au fondant croustillant
Une fois le poulet tendre, retirez le couvercle et poursuivez la cuisson à feu moyen pour faire évaporer l'eau restante. Remuez fréquemment : le poulet doit alors se napper d'huile de palme et devenir légèrement croustillant en surface, tout en restant moelleux à l'intérieur.
Goûtez et rectifiez l'assaisonnement en sel et en piment. Lorsque la sauce a réduit et que les morceaux brillent d'une belle couleur orangée, votre Kati-Kati est prêt. Retirez le piment entier si vous ne souhaitez pas un plat trop fort, et servez sans attendre.
Le njama njama, l'accompagnement traditionnel du Kati-Kati
Impossible de parler de Kati-Kati sans évoquer le njama njama, son inséparable compagnon. Il s'agit de feuilles de morelle noire, aussi appelées huckleberry en anglais, cuisinées en une préparation verte, moelleuse et légèrement amère qui équilibre à merveille le gras du poulet.
Au Cameroun, on utilise la morelle fraîche, cueillie au marché le matin même. Notre morelle fraîche (njama njama) vous permet de retrouver cette verdure authentique. Hors saison ou pour plus de praticité, les feuilles de morelle séchées se réhydratent en quelques minutes et donnent un résultat très proche de l'original.
Pour préparer le njama njama qui accompagne 5 parts de Kati-Kati, il vous faut : 1 kg de njama njama déjà bouilli, 3 grosses tomates, 1 petit oignon, un quart de tasse d'huile de palme ou d'huile végétale, une demi-cuillère à café de sel et une cuillère à café de bouillon (ou un cube Maggi).
Émincez finement les tomates et l'oignons rouges frais. Faites chauffer l'huile dans une casserole, puis ajoutez les tomates et l'oignon. Laissez cuire 7 à 10 minutes, jusqu'à ce que le mélange compote et que l'huile remonte à la surface. Incorporez alors le njama njama égoutté, le sel et le bouillon, mélangez bien, et laissez mijoter 2 minutes. C'est prêt : votre njama njama accompagnera parfaitement le poulet.
Vous aimez les plats de verdure pilée ou mijotée ? Tentez aussi notre recette Kpwem, la purée de feuilles de manioc, une autre grande spécialité végétale du Cameroun, toute aussi réconfortante.
Nos astuces pour un Kati-Kati réussi à tous les coups
Le secret d'un bon Kati-Kati tient en trois mots : grillade, patience et huile de qualité. Ne sautez jamais l'étape de la flamme : c'est elle qui donne au poulet son parfum fumé irremplaçable. Un simple grill de four fait l'affaire si vous n'avez pas de barbecue.
Choisissez impérativement une huile de palme rouge non raffinée. Une huile décolorée priverait le plat de sa couleur et de son goût. Retrouvez notre sélection parmi nos huiles et bases culinaires, pensées pour la cuisine africaine authentique.
Côté cuisson, restez à feu moyen et surveillez l'évaporation de l'eau. C'est le moment délicat où le poulet passe du moelleux au croustillant : remuez souvent pour éviter qu'il n'attache, sans jamais monter le feu trop fort. Un poulet trop cuit deviendrait sec.
Enfin, dosez le piment progressivement. Laissé entier, le Scotch bonnet parfume sans trop piquer ; éclaté dans la marmite, il enflamme le plat. À vous de choisir selon les convives. Le Kati-Kati se réchauffe très bien le lendemain, une fois que les saveurs ont eu le temps de se fondre.
Avec quoi servir le Kati-Kati ?
Le Kati-Kati se sert traditionnellement avec le njama njama et un féculent. Le duo classique, c'est le fufu, une pâte souple à base de farine de manioc que l'on façonne en boules et qui sert à saucer. Notre farine de manioc pour fufu vous permet de le préparer facilement à la maison.
Pour aller au plus simple, le Pack Fufu & Sauce réunit l'essentiel d'un repas complet en un seul achat. Vous trouverez aussi tous les accompagnements parmi nos féculents et accompagnements : bâtons de manioc, farines et tubercules à cuisiner selon vos envies.
Envie d'explorer d'autres classiques camerounais ? Notre recette du soya camerounais (suya) et notre recette Mintoumba, le gâteau de manioc complètent à merveille un repas de fête aux couleurs du pays.
Côté boisson, un jus de fruits tropicaux ou une bière fraîche accompagnent bien ce plat généreux. Pour un repas convivial, présentez le Kati-Kati dans un grand plat central, entouré du njama njama et du fufu, afin que chacun se serve à sa convenance.
Où trouver les ingrédients du Kati-Kati en France ?
Réunir tous les ingrédients d'une vraie recette camerounaise peut relever du parcours du combattant loin du pays. Chez Cocotier Market, nous sélectionnons des produits authentiques du Cameroun et les livrons directement chez vous, pour cuisiner le Kati-Kati comme au village.

Huile de palme rouge - l'âme du plat

Feuilles de morelle - le njama njama

Mix Secret poulet - l'assaisonnement

Petit piment africain - le piquant
Retrouvez également nos feuilles fraîches camerounaises et nos packs par recette camerounaise pour composer votre repas en quelques clics, où que vous soyez en France.
FAQ - Recette Kati-Kati
Le Kati-Kati vient de quelle région du Cameroun ?
Le Kati-Kati est originaire de la région du Nord-Ouest du Cameroun, le grassfields anglophone dont Bamenda est la grande ville. C'est un plat de fête et de partage, servi lors des mariages, des deuils et des grandes réunions de famille.
Peut-on faire le Kati-Kati sans barbecue ?
Oui. L'étape de grillade peut se faire sous le grill du four ou sur une grille au-dessus d'une flamme de gaz. L'important est de saisir la peau du poulet pour développer la saveur fumée avant de le faire mijoter dans l'huile de palme.
Par quoi remplacer le piment Scotch bonnet ?
Un petit piment africain frais ou un piment oiseau séché conviennent parfaitement. Laissé entier, le piment parfume le plat sans trop le relever ; éclaté dans la marmite, il le rend nettement plus fort.
Quel accompagnement servir avec le Kati-Kati ?
Le Kati-Kati se sert traditionnellement avec le njama njama (feuilles de morelle) et du fufu de manioc. Ce trio forme un repas complet et équilibré, typique de la cuisine du Nord-Ouest Cameroun.
Vous voilà prêt à préparer un Kati-Kati digne des grandes tables du grassfields. Avec un bon poulet, une huile de palme rouge de qualité et un peu de patience, ce plat convivial deviendra vite un incontournable de vos repas de famille. Bon appétit, ou comme on dit au pays, bonne dégustation !
